La Commission des libérations conditionnelles et le secteur privé

Depuis bon nombre d’années, la Commission des libérations conditionnelles voit d’un très mauvais œil les services privés de demande de pardon, insistant sur le fait qu’ils ne sont pas nécessaires et qu’il leur est impossible d’offrir un « service expédié » car toutes les demandes sont traitées de manière égale. Hormis le fait que les services privés de pardon sont nécessaires (je me suis déjà prononcé sur ce point dans les médias ainsi que dans ce blogue – veuillez suivre le lien ci-dessous pour en savoir plus), prenons le temps de bien regarder l’hypocrisie derrière la deuxième accusation, le service prioritaire.

Demande de Pardon

Le Centre du Pardon National n’a jamais fait semblant d’avoir des liens privilégiés ou des astuces cachées pour faire avancer plus rapidement une demande de pardon. Notre service prioritaire, et nous l’annonçons haut et fort, est conçu pour ceux de nos clients qui sont déjà admissibles et qui veulent s’assurer que leur demande sera préparée le plus rapidement possible. Pour ceux qui ne sont pas encore admissibles ou qui ne sont simplement pas pressés d’obtenir leur pardon, le service standard suffit amplement, et comporte l’avantage de leur économiser de l’argent. Je ne comprends pas que notre service prioritaire soit ciblée, alors qu’il existe de multiples exemples de ce type de service, et ce dans une variété de domaines.

Ce que je trouve le plus surprenant c’est qu’à l’heure actuelle, et suite à des modifications législatives apportées par le gouvernement conservateur, la CLC vient de confirmer que les requérants ayant déposé leur demande de pardon sous l’ancien système (et qui ont donc payé des frais de traitement de 150$) devront attendre indéfiniment l’octroi de leur pardon, tandis que ceux qui ont payé le nouveau prix de 631$ obtiendront leur pardon (ou « suspension de casier ») dans un délai très raisonnable.

Je trouve cela non seulement frustrant mais tout à fait contraire à l’idée de l’équité judiciaire.

About Birgit Granberg

One Comment

  • Noma dit :

    Je ne comprends tout simplement pas ce qui est arrivé dans le processus de traitement des demandes au CLC et c’est tout simplement injuste et révoltant! Mon conjoint a fait sa demande de pardon avec votre service en juin 2010 et celle-ci a été complétée et envoyée en mars 2011 et depuis ce jour…il attend toujours une réponse! Nous sommes en aout 2014 et cette attente interminable est venue gâcher bien des projets de vie…difficulté au niveau travail , estime de soi, contraintes de toutes sortes ….sans compter les dommages moraux que cela engendre. Pouvons-nous faire quelque chose pour mettre de la pression sur les fonctionnaires?!?!?

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