Témoignages de l’arriéré de travail #1

Le courriel suivant a été écrit par une victime des conséquences du projet de loi contre la criminalité du gouvernement Harper. Nous prévoyons publier le plus d’entrées possible de ce genre. Si vous souhaitez y ajouter votre histoire, veuillez nous envoyer un courriel à info@nationalpardon.org

Toutes les entrées seront publiées à l’anonyme, à moins qu’une requête au contraire soit soumise.

Bonjour M. Asbhy,

J’ai lu avec attention votre texte sur le blogue du site du Centre du Pardon National intitulé “Les demandes de pardon et la CLCC”. Je vous remercie d’avoir pris une position sur cet amendement injuste.

J’ai moi même été condamné, il y a aujourd’hui 9 ans, à une sentence de prison pour un crime que je regrette sans cesse. Ma sentence s’est terminé en 2010 et théoriquement, j’aurais eu le droit à compléter une demande de pardon dès juillet 2015. La rétroactivité de cette loi a bouleversé mes plans.

Depuis ma sortie de prison en 2008, j’ai complété avec brio un Baccalauréat. Dans environ 2 mois, je complèterais une maîtrise en architecture avec brio encore une fois. Entre temps, j’ai travaillé au sein d’entreprises à grandes réputations : Costco Wholesale, Quebecor Media et Fairmont Hotels and Resorts. J’ai réussi à bien me débrouiller.

J’aurais préféré recommencer ma nouvelle vie avec un pardon mais je dois attendre un autre 5 ans au minimum pour amorcer ces étapes. Je dois m’exiler à l’étranger pour de l’emploi. J’ai eu plusieurs offres d’embauches au Québec mais les plus prometteuses, ceux qui ne regardent pas le dossier, sont tous à l’étranger et je dois malheureusement m’éclipser pour travailler. Je suis jeune et je trouve que c’est une belle opportunité de voyager, de découvrir le monde et de gagner de l’expérience internationale. Sommes toute, ce n’est pas une excuse et c’est injuste de devoir agir ainsi.

J’aimerais savoir si vous êtes au courant si des groupes, individus porteront cette loi devant les tribunaux, et si oui, quelles sont les dernières nouvelles. Je n’ai certainement pas les moyens de mener ce combat seul mais je suis d’avis que ma voix peut s’ajouter à ceux qui combattent ce préjudice, s’il y a lieu.

Je vous remercie sincèrement de l’attention que vous saurez porter à ce courriel,

En vous souhaitant une bonne journée,

Cordialement,

A

About Michael Ashby

Michael Ashby is Co-Founder and Communications Director for the National Pardon Centre. Get in touch with Michael by sending an email to mashby@nationalpardon.org or calling extension 227.Michael Ashby est le co-fondateur et le directeur des communications au Centre du Pardon national. Contactez Michael par email au mashby@nationalpardon.org ou par téléphone au poste 227.

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